La bonne nouvelle, c’est que ce choix est rarement le vôtre. Dans la grande majorité des cas, l’école, l’université ou l’employeur a déjà tranché, et il suffit de lire le règlement pour le savoir. Ce guide part donc de votre situation concrète plutôt que d’une comparaison abstraite : voici, profil par profil, quel test passer et dans quels cas l’hésitation est légitime.
Commencez par la seule question qui compte
Le TOEIC et le TOEFL sont tous deux développés par ETS (Educational Testing Service), mais ils ne s’adressent pas au même monde : l’entreprise pour l’un, l’université anglophone pour l’autre. Avant toute comparaison, posez cette question : un test est-il nommé par écrit dans le document qui vous concerne ?
Règlement de scolarité, fiche de poste, page d’admission d’une université, dossier de candidature : si un nom apparaît, la réflexion s’arrête là. Aucun établissement n’accepte l’un à la place de l’autre, et aucune conversion de score n’existe entre 990 et 120.
Le bon test selon votre profil
Cas 1 : vous devez valider un diplôme en France
C’est le cas le plus fréquent, et le plus simple. Les écoles d’ingénieurs doivent faire attester un niveau B2 pour délivrer le titre, et le TOEIC est la certification la plus largement utilisée pour cela, avec un seuil de référence à 785 points. Les écoles de commerce fonctionnent sur le même modèle, avec des seuils variables.
Une nuance utile : votre école accepte probablement d’autres certifications au même niveau CECRL. Si vous avez déjà un TOEFL récent en poche, vérifiez auprès de la scolarité avant de repasser un test. Dans le sens inverse, en revanche, ne comptez pas sur un TOEIC pour remplacer un TOEFL demandé par une université partenaire.
Question 16
Register early if you would like to attend next Tuesday’s ______ on project management.
Cas 2 : vous partez étudier à l’étranger
Ici le TOEIC est hors jeu : les universités anglophones exigent un test évaluant les quatre compétences, puisqu’il faut prouver que vous pourrez suivre un cours, prendre la parole en séminaire et rédiger des devoirs.
Reste à choisir entre TOEFL et IELTS, et là une nuance géographique compte. Le TOEFL domine en Amérique du Nord, tandis que l’IELTS est la référence au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Beaucoup d’universités acceptent les deux, mais pas toutes : vérifiez la page d’admission du programme visé, pas seulement celle de l’établissement.
Cas 3 : vous êtes salarié ou en recherche d’emploi
Le TOEIC s’impose presque toujours. C’est la certification que les recruteurs français lisent sans avoir besoin d’explication : un score sur 990 est immédiatement situé, là où un 95 sur 120 demandera un décodage.
Trois avantages pratiques s’ajoutent : un tarif plus bas, un tarif réduit accessible aux demandeurs d’emploi, et une préparation plus courte puisqu’elle ne porte que sur la compréhension. Si votre poste implique de réelles prises de parole en anglais, le TOEIC Speaking & Writing complète utilement le dossier, tout en restant dans un registre professionnel.
Les situations où l’hésitation est légitime
Diplôme en France et échange à l’étranger
Deux exigences distinctes, souvent deux tests. Commencez par celui dont l’échéance tombe en premier, en général le test du semestre à l’étranger.
Projet encore flou
Le TOEIC est le choix le plus sûr : moins cher, plus rapide à préparer, et valorisable immédiatement sur un CV en France en attendant que le projet se précise.
Profil très oral
Si vous parlez bien mais lisez lentement, le format tout en compréhension écrite du TOEIC peut vous désavantager. Un test à quatre compétences reflétera mieux votre niveau réel.
Faut-il passer les deux ?
Rarement d’emblée. Le coût cumulé est élevé, les préparations n’ont presque rien en commun, et les deux scores se périment au même rythme. La séquence la plus rationnelle consiste à passer d’abord le test réellement exigé, puis le second uniquement si un nouveau projet le demande, en le préparant à ce moment-là.
Un cas fait exception : l’étudiant qui doit à la fois valider son diplôme français et candidater à l’étranger dans la même année. Là, les deux tests répondent à deux obligations différentes, et il n’y a pas de raccourci.
Questions fréquentes
Mon école accepte-t-elle un autre test que le TOEIC ?
Souvent oui, puisque l’exigence porte sur un niveau CECRL et non sur un test précis. Demandez la liste des certifications acceptées à votre scolarité avant de vous inscrire, cela évite parfois un test inutile.
Combien de temps prévoir pour se préparer à chacun ?
Le TOEIC demande généralement moins de temps, puisqu’il ne mobilise que la compréhension et que le format se travaille vite. Un test à quatre compétences exige en plus un entraînement à la production orale et écrite, difficile à mener seul.
Puis-je faire figurer les deux scores sur mon CV ?
Oui, avec l’année d’obtention pour chacun. Attention toutefois à ne pas afficher un score faible à côté d’un bon : mieux vaut ne mentionner que celui qui vous valorise.
Mon ancien score est-il encore valable ?
Au-delà de deux ans, considérez qu’il faut repasser le test. Les scores TOEFL ne sont plus transmissibles passé ce délai, et les recruteurs comme les écoles jugent un TOEIC de plus de deux ans non représentatif.
Un doute sur le test à passer ?
C’est la première chose que nous vérifions en bilan : quel test votre situation exige réellement, et à quel seuil. Se tromper de certification coûte le prix du test, plusieurs semaines de préparation et parfois une date limite manquée. Chez Prépa TOEIC, le programme ne démarre qu’une fois cette question réglée. Garantie Étoile incluse.
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Sources :
ETS, TOEIC : site officiel : ets.org/toeic
ETS, TOEFL iBT : format et validité des scores : ets.org/toefl
Cambridge English, Cadre européen commun de référence pour les langues : cambridgeenglish.org


